
Voila, voila... J'arrive...

un petit bijou ( mais suis-je vraiment objective ?) arrivé dans ma boîte aux lettres, il y a quelques temps déjà, je vous en fais profiter aussi...L'instit' est un être humain comme vous et moi à part qu'il va manger son goûter dans la cour dès qu'il entend sonner la récré.
N'ayant jamais trouvé la sortie de l'école depuis l'âge de trois ans, l'instit' ne connaît de la vie que les classes surchauffées et décorées de dessins gondolés à la gouache. Il n'a donc qu'une vague idée du monde du dehors et sait à peine qui est Kylie Minogue. Ceci explique pourquoi la plupart des instit's ne sont toujours pas HD ready, votent encore à gauche et sont rigoureusement incapables d'exécuter la moindre figure de Tecktonik.
Autre signe d'indécrottable ringardise, il continue à former les gamins au monde tel qu'il devrait être au lieu d'entraîner nos enfants à la compétition libre et non faussée qui les attend à l'extérieur et au tournant. Pire, au nom de valeurs qui sentent l'ardoise rance, la craie humide et l'éponge moisie, certains s'acharnent à gaspiller l'argent public pour sauver, par la pâte à modeler, les futurs délinquants des maisons de correction ou des charters pour les pays chauds. Je ne dis pas ça pour toucher la prime de délation mais la Caloutte et mon beau-frère font partie du complot.
Au fil des réformes trimestrielles de l'Education Nationale, l'instit' s'est successivement appelé instituteur, professeur des écoles, puis, plus récemment, “enculé de sa race”. Retenons qu'il s'est toujours fait maître.
Sa légendaire paresse, qui lui est si souvent reprochée par les créateurs de richesses et les rentiers du CAC, ne résiste pourtant pas à une étude objective. Des observateurs impartiaux du SNES ont en effet démontré que l'instit' assure à lui tout seul, du haut de son petit bureau en bois, le boulot de 10 flics et de 20 parents divorcés. Sans oublier ses activités annexes d'enseignant, éducateur, animateur, psychologue, entraîneur, assistante sociale, tuteur, infirmière…
S'il est vrai qu'il gagne en un mois ce que touche un footballeur en prenant sa douche, l'instit' se rattrape avec ses vacances scandaleusement longues qui n'ont rien à envier à celles de nos animateurs télé. D'ailleurs, pendant que les productifs se cassent le dos pour se payer des écrans plats et des appareils sans fil, l'instit' tue le temps en lisant tes bouquins en couleurs pastel de l'Ecole des Loisirs, en recomptant ses gommettes, en corrigeant ses cahiers à gros carreaux et en préparant la prochaine classe nature à la campagne (ce qui, au passage, lui fera une semaine de vacances supplémentaire). De toute façon, dès qu'il en a marre de se faire bastonner par les parents d'élèves ou qu'on lui crame sa voiture et son expo sur les rapaces, l'instit' part en dépression carabinée dans une luxueuse maison de repos.
A son retour, bourré de verveine, il est à nouveau capable d'apprendre l'écriture et la poésie à des petits cons décérébrés par Gulli, auprès desquels un type normal ne tient pas plus de dix minutes (avant strangulation).
Signe particulier de l'instit' : il passe sa vie à chercher une rallonge. Il peut s'agir d'une rallonge électrique, pour projeter des diapos sur les volcans (alors que t'as les mêmes sur Nintendo Wii en dolby surround 5.1) ou d'une rallonge budgétaire (pour permettre à Mourad, Titine et Mamadounia de venir à la piscine avec leurs camarades).
On l'aura compris, l'instit' est un chieur qui se plaint toujours alors qu'il ferait mieux de se la fermer puisqu'il n'est même pas cap' de bloquer le tunnel du Mont-Blanc ou de déverser du fumier devant les préfectures.
Quand je pense à ce que mes instit's ont fait de moi, fils de prolo qui ne demandait qu'à travailler à la mine, j'ai des renvois de gratitude. C'est dire s'ils ont réussi leur travail de sape intellectuelle.
Ensemble, nous avons obtenu que l'Etat rétablisse son engagement et sa responsabilité nationale pour l'information, l'éducation à la sexualité pour toutes et tous.L'Etat s’est engagé à rétablir les crédits sur au moins trois ans permettant le financement de l'ensemble des EICCF.
Très vite, le travail avec les services de l'Etat devrait débuter sur une clarification mais aussi rendre visibles aux yeux de l’opinion, des partenaires sociaux et des décideurs, ces missions d'accueil, d'information, d'éducation à la sexualité et à la vie de couple que réalisent les EICCF sur le terrain.
L'Etat devrait ainsi assurer la promotion de ces missions auprès de l'opinion publique.
Ce travail devra prendre en compte les besoins de la population dans ces domaines pour que les futurs moyens des EICCF soient en adéquation avec ces besoins dés 2010 et 2011
Merci aux plus de 141.000 signataires de la pétition en ligne et sur papier dont la présence à nos cotés a été déterminante.
Nous avons fermé le 13 mars cette pétition lancée le 29 janvier mais l'aide et le soutien de toutes et tous dans la phase qui s'ouvre sont tout aussi déterminants.
Nos associations départementales du
Dommage, il y a aussi ça... Mon correspondant conseille de prendre un calmant avant d'écouter...


Ne se fier ni au titre, ni à la bande annonce ...Plutôt corne ou marque-page ?
Marque-page, ou tout ce que j'ai sous la main et qui peut faire office de... photo, carte postale, ticket de caisse, brin d'herbe...
Pas de chewing-gum, même emballé. Je n'en ai jamais sous la main.
As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?
Oui, et j'aime autant qu'un bouquet de fleurs...
Lis-tu dans ton bain ?
Je l'ai fait, mais l'eau ne restait jamais chaude assez longtemps. Aujourd'hui, je préfère les douches, difficile de lire sous la douche.
As-tu déjà pensé à écrire un livre ? Jamais. Si seulement j'en étais capable...
Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?
Je préfère avoir tous les tomes sous la main et ne pas attendre...
As-tu un livre culte ?
Pas de favoritisme, pas de chouchous... Pourquoi un seul livre qui fasse référence ? Il y tant de merveilles.
Aimes-tu relire ?
Je relis quand j'ai aimé et puis j'ai la mémoire qui flanche, alors....
Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livres qu'on a aimé ?
Je ne sais pas... j'aime bien garder une part de mystère, d'inconnu. Ou alors, dans une soirée conviviale, pour parler de tout et de rien...
Pas vraiment... Surtout si j'ai aimé. Je peux dire que
j'ai aimé, mais plutôt que d'en parler, je préfère offrir.
Comment choisis-tu tes livres ?
Selon l'humeur du jour... le titre, la quatrième de couverture, quelques lignes lues au hasard, un auteur que j'aime... un avis entendu, à condition que je n'ai pas l'impression de subir un matraquage. Heureusement que j'ai découvert certains livres avant qu'on leur fasse une pub d'enfer. Je n'ai toujours pas lu "Les bienveillantes" ...
Une lecture inavouable ?
Je cherche... Je ne vois pas. La presse poubelle chez le coiffeur ?
Des endroits préférés pour lire?
Partout où je peux m'installer à mon aise, sans être dérangée...
Un livre idéal pour toi serait ?
Celui qui m'emporte.
Lire par-dessus l'épaule ?
J'ai horreur de sentir le regard du lecteur parasite par dessus mon épaule, mais j'aime bien essayer de trouver dans quel livre est plongé le lecteur installé à côté de moi...
Télé, jeux vidéos ou livre ? Plutôt livre, jeux vidéos ja
mais .
Lire et manger ?
J'oublie de manger si je lis, ça refroidit dans mon assiette et c'est dommage. Je mange quand j'ai fini de lire ou je lis quand j'ai fini de manger. Mais si je mange, c'est que je ne suis pas seule à table, donc je ne lis pas. Si je suis seule, je grignote ou je bois un café et ça change la donne.
Lecture en musique, en silence, peu importe ?
Si le livre est ardu, mieux vaut le silence. Mais l'environnement sonore disparaît si le livre me passionne. Pas la peine de mettre un disque donc. C'est comme pour manger, un plaisir à la fois pour mieux en profiter...
Lire un livre électronique ?
Non, j'ai besoin du contact avec le papier, j'ai besoin de pouvoir emporter le livre avec moi.
Le livre vous tombe des mains : aller jusqu'au bout ou pas ?
De fatigue ou d'ennui ? J'abandonne rarement...
S'il tombe trop souvent, je fais une pause et je retente plus tard... où je passe à un autre. Il y en a tant à découvrir.
Questionnaire rempli, il faut
passer la main...
Je désigne Minijupe, Walkingthedog, Mlle Ciguë, Menfin, Bérénice ...
si ça les tente.


« Madame,
Etant une des deux enseignantes dont vous soulignez l’inconscience et l’irresponsabilité, je me sens le devoir de vous répondre, et ce, dans une lettre ouverte.
Laissez moi d’emblée vous dire que la désinvolture et l’inanité des paroles qui vous sont prêtées (vous avez réellement tenu ces propos ahurissants ? ), ont provoqué en moi un kaléidoscope de sentiments et réactions, allant de la consternation au rire moqueur, en passant par la colère.
En ce qui concerne les agressions commises en Gare Montparnasse, ne soyez pas rassurée, Madame, elles ont réellement eu lieu ,ce jeudi 5 mars en Gare Montparnasse, peu après 19 heures.
En témoignent ou en témoigneront les caméras de surveillance de la gare, les policiers en civil , tous les voyageurs massés sur la plate-forme de la gare, en attente du départ des trains, tous les voyageurs du train Paris-Bordeaux qui devait partir à 19h25 et parmi ceux-ci le médecin militaire qui a examiné, secouru et réconforté, durant le voyage, les jeunes adolescents violentés.
Il ne s’est pas agi d’une “bousculade”, comme vous avez la complaisance de l’annoncer (et de le croire ?), mais bien d’un matraquage .
Il s’est agi d’une souricière organisée par “les forces de l’ordre”, pour “réceptionner” le groupe d’étudiants, chassés des voies qu’ils occupaient.
Toutes les issues de la plate-forme de départ ont été bloquées, enserrant ainsi les voyageurs.
Et ce fut la charge.
Une colonne d’hommes, armés de matraques, casqués , boucliers au bras, a traversé au pas de charge, d’un bout à l’autre le hall du départ, bousculant les voyageurs surpris et terrorisés. (La jeune femme dont la poussette a été cassée et qui a sauvé in-extrémis son enfant du piétinement a-telle porté plainte ?). Cette colonne a chargé le groupe de collégiens puisque ceux-ci, obstacles bien involontaires et qui ont tenté de fuir, se trouvaient sur la route de vos forces de l'ordre vers leur “cible” …
Mais tout ceci est écrit dans les rapports établis par la gendarmerie de Tresse, qui devant la gravité des faits, a eu la gentillesse de se déplacer et venir recueillir nos témoignages, au collège, sur ordre du Préfet de Bordeaux, dès le lendemain. Je me souviens avoir confié à l’officier de Gendarmerie qui recueillait ma déposition, mon étonnement et ma révolte : “comment certains de ces représentants de l’ordre ont-ils pu frapper sciemment des adolescents, après que ceux-ci aient clairement dit être des collégiens repartant à Bordeaux ? D’où leur vient ce sentiment d’impunité ? ”
L’officier m’avait reprise gentiment, en soulignant le fait de sa présence et celle de ses collègues, ce vendredi 6 mars au collège.
C’était la garantie, selon lui, d’une détermination en hauts lieux, à diligenter une enquête et rechercher les coupables de ces agressions.
Aujourd’hui votre terme “bousculade” scelle et renouvelle ce sentiment d’impunité qui a animé ces hommes et est le garant de leur brutalité à venir.
Quant au deuxième point de vos propos, nous concernant directement, ma collègue et moi, je vous réponds ce qui va suivre. J’ai pensé, en riant que vous aviez dû être, dans votre jeunesse une piètre enseignante.
Ne pas organiser de sortie pédagogique, au prétexte que votre groupe-classe aurait à fréquenter des lieux aussi dangereux qu’une gare parisienne, n’est pas une attitude très responsable ni très flamboyante !
D’autant que la sortie du train par le toit de la Gare Montparnasse n’a eu lieu qu’une seule fois, ce me semble, et c’était en Octobre 1895, vous n’étiez donc pas encore prof ! De plus, vous conviendrez avec moi, que lorsqu’on habite en province et que l’on se rend à L’Assemblée Nationale, il est assez pratique et économique de prendre un train.
Et, à ma connaissance, il n’existe pas encore d’autre moyen de prendre un train, même au vol, que de se rendre dans une gare. Enfin il me faut rajouter que cette gare, que nous avions traversée le matin à 9heure 30 ne présentait aucun danger, pas plus qu’à18h45, même quand les étudiants braillards sont arrivés sur les escalators.
Elle ne l’est devenue que quand vos forces de police sont entrées en action pour diriger ces jeunes gens …… en direction des voyageurs, et quand la colonne armée a foncé dans la foule, transformant ce hall de gare en terrain d’affrontement .
Il me reste à vous confier mon étonnement devant votre attitude officielle : si peu de compassion pour ces adolescents et ma collègue brutalisés, aucune condamnation pour ces moment de terreur que vos hommes ont répandu parmi les voyageurs !
Il faudra du temps pour cicatriser ces blessures intérieures, d’autant que vos propos qui ne reconnaissent pas la réalité, pire, la nie, sont terribles pour nous.
Je tiens à exprimer la colère et le dédain, que je ressens à l’égard de ceux de vos hommes qui ont brutalisé ma collègue et mes élèves, envers ceux qui donnent l’ordre inique de traverser un hall de gare en chargeant, en pleine foule des voyageurs, un groupe d’étudiants.
La colère et le dédain envers ceux et celles qui les couvrent. »