Affichage des articles dont le libellé est services publics. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est services publics. Afficher tous les articles

samedi 28 mars 2009

enseignants jamais contents...


Processus de Bologne ou stratégie de Lisbonne, vous connaissez ?

Le processus de Bologne est un engagement pour construire un espace européen de l'enseignement supérieur avant 2010.

L'objectif de la stratégie en question, fixé par le Conseil européen de Lisbonne est de faire de l’Union européenne l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde d'ici à 2010.

Pour en savoir plus, pour comprendre mieux la colère de certains, une conférence en ligne...

C'est un peu long, certes, mais c'est une conférence... instructive, édifiante comme le dit justement
MGP. Même si vous êtes un peu au courant, ça vaut le coup de laisser traîner vos oreilles.
Installez-vous devant une tasse de thé, une cafetière, votre pile de repassage en retard... une activité qui laisse à vos neurones, la liberté d'enregistrer les informations...

(Vous pouvez télécharger la version sonore sur Sauvons l'école. )

Lundi 23 mars 2009 à l'Université de Toulouse 2 le Mirail.
Cette conférence à été initiée par l'Assemblée Générale des personnels de Toulouse 2 et était ouverte aux Etudiants, Biatos, Enseignants et Enseignants-Chercheurs.


Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les relations entre l'Europe, l'ERT, l'OCDE, l'OMC, le processus de Bologne, la stratégie de Lisbonne et la marchandisation de la connaissance à l'échelle européenne et mondiale...






glossaire : LRU, Libertés et Responsabilités des Universités.

samedi 20 décembre 2008

explication de texte...

Dans la foulée des vidéos mises en ligne dans le message précédent, je vous propose un article mis en ligne en mai 2008.

extraits de : Une politique de l'inaperçu, par Catherine Kintzler

comment démanteler les services publics en douceur :

Cela s'énonce en termes de stratégie et d'évitement des risques. Dans les stratégies préventives, on notera par exemple l'affaiblissement des corporatismes.

Qui serait en désaccord avec ce louable objectif ? Sauf que la suite précise vraiment de quoi il s'agit :
«Cette politique [d'affaiblissement des corporatismes] peut prendre diverses formes : garantie d'un service minimum, formation d'un personnel qualifié complémentaire, privatisation ou division en plusieurs entreprises concurrentes, lorsque cela est possible.» Ou bien : «Il est souhaitable, par exemple, de limiter les réductions de salaire aux fonctionnaires civils et d'accorder une aide bien adaptée à des familles pauvres. Cette stratégie permet de gagner des soutiens sans en perdre, puisque beaucoup de fonctionnaires civils auraient été de toute façon hostiles à l'ajustement.»

Comme c'est bien clair ! Diviser pour régner !

Et la conclusion de C. Kintzler :

"Baissez la qualité de l'enseignement graduellement et au coup par coup, en dissociant autant que possible les établissements et en vous gardant bien d'introduire une sélection. Cette mesure permettra à terme de rendre l'école exsangue
de façon indolore et de tourner les familles vers la marchandisation de l'enseignement – comme on l'a déjà fait pour l'eau, les télécoms, les énergies, comme on est en train de le faire pour la santé. La voie est tracée.

lire l'intégralité du texte, c'est ici

et rappelez-vous la grenouille... au cas où, un clic sur l'image

encore un lien sur un autre article paru en mars 2008 sur AGORAVOX

La Faisabilité Politique de l'Ajustement...

... comment la gauche a abandonné les questions politiques concernant l'Education et comment le gouvernement en place, sous la coupe de Xavier DARCOS s'ingénie à casser le service publique d'Education en privilégiant entre autres l'essor des écoles privées au détriment des écoles publiques avec des interviews de Sandrine Mazetier, député PS du XIIe, vice-présidente chargée de l'Education et Muriel Fitoussi, co-auteur avec Eddy KHALDI de "Main basse sur l'école publique"...

un petit découpage pour vous guider...
2:03 à propos d'un débat fantôme...
2:20 début de l'historique
4:11 "Il pourra y avoir plusieurs écoles dans la République: c'est la Liberté! Mais il ne peut y avoir qu'une école de la République!" P. Mauroy
6:48 S. Mazetier, député PS
7:21 à propos de niches fiscales
7:54 des cours privés subventionnés par nos impôts
9:05 à propos de décentralisation, commencée avec la gauche...
11:00 à propos de l'aide personnalisée: "faire rentrer dans les têtes que la lutte contre l'échec scolaire ne doit pas se faire à l'école..."
11:58 quand les établissements privés s'implantent dans les banlieues en se réservant le choix des élèves...
13:50 M. Fitoussi à propos du plan banlieue...
14:20 à propos de laïcité ...
15:10 à propos de Rased...



Et si vous avez loupé la première partie :


pour faire passer la pilule:

"Pour réduire le déficit budgétaire, une réduction très importante des investissements publics ou une diminution des dépenses de fonctionnement ne comportent pas de risque politique. Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité
baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement. Et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais
non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population."
in cahier de l'OCDE, La Faisabilité Politique de l'Ajustement, par Christian Morrisson
.

Vous trouverez l'intégralité du texte chez
Daniel Calin,
ce passage précis à la page 32...

et en passant chez Macao, ou encore ici, un résumé du livre "Main basse sur l'école"...